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Prise en charge des survivantes de VBG : l’ONG femme en action ambitionne de créer un cadre collaboratif entre acteurs de la société civile 

ByECHOS DU MONDE

Nov 25, 2023

Selon l’annuaire statistique des VBG 2022 du Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, les femmes et les enfants constituent les principales victimes de VBG. Quel que soit le type de VBG, les femmes et les enfants âgés de moins de 18 ans restent plus frappés par des viols (70,80% des cas rapportés), les agressions sexuelles (74,02%), les MGF (83,33%) et les Mariages forcés (70%,33) et autres cas. 

Ces pratiques sont monnaie courante parce que nos cultures et nos habitudes ont tendance à protéger les auteurs de violences, et à même les excuser.

De nombreuses victimes sont harcelées lorsqu’elles essaient d’obtenir justice. Elles subissent des pressions de la part de la famille, de la société qui les obligent à se taire en les faisant culpabiliser de vouloir obtenir réparation. La victime qui réclame justice ne détruit la vie de personne, mais l’auteur de la violence, en commettant ces actes détruit deux vies : celle de la victime et la sienne. Étalées dans leur silence et la question du tabou autour du viol surtout certaines se meurent.

Les survivantes de ces violences sont sujettes à des types de conséquences dont la plupart refusent de dénoncer leur bourreau ou l’auteur par manque de confiance ou d’absence de réponses. Si les conséquences physiques, sociales sont mises en lumière, celles qui sont psychologiques restent en marge, or bien qu’étant invisible sur les survivantes, elles restent des inhibiteurs de leur vie.

Consciente de l’importance des conséquences des actes sur les survivantes, L’ONG Femme en Action en collaboration avec l’Observation Nationale de l’Equité et du Genre, le Pool des Avocats et Défenseurs de Côte d’ivoire et avec l’appui d’Institute for Human Rights and Développent In Africa (IHRDA), a organisé, le vendredi 24 novembre 2023, dans les locaux de l’observatoire National de l’équité et Genre(ONEG), à Cocody,  un atelier collaboratif et de concertation sur l’identification et la dénonciation des cas de Violences Basées sur le Genre (VBG).

Mme KABA YAYA Fofana, secrétaire Exécutive de l’ONEG a prononcé le mot d’ouverture de l’atelier en encourageant les organisations présentes. Elle a relevé le soutien de cette structure du gouvernement qui apporte un appui technique et des orientations aux actions de la société civile pour le respect des droits des femmes et filles en Côte d’Ivoire.

À en croire Irad Gbazalé, présidente de l’ONG femme en action, il est important d’accompagner des victimes à la recherche de réponses pour leur bien – être (social – psychologique et judiciaires) et faire attendre leurs droits. 

La première responsable de l’ONG femme en action, point focal en Côte d’Ivoire de l’organisation internationale IHRDA, ambitionne de créer un cadre convivial et collaboratif entre acteurs de la société civile pour un soutien optimal des cas référencés en vue des répondre efficacement aux besoins des survivantes.

D’où la tenue dudit atelier, en prélude des 16 jours d’activisme contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).

Pour ce qui est de l’accompagnement juridique et judiciaire des victimes, l’ONG FEMME EN ACTION peut compter sur l’engagement des Association des femmes juristes de Côte d’Ivoire(AFJCI) pour qui il est possible de se constituer partie civile pour ester en justice, a indiqué Judith Assouman, membre de ladite association, interrogée en marge des travaux de l’atelier.

Notons qu’un reportage sur les cas de survivantes traités par l’ONG Femme en Action a marqué le début de l’atelier qui a été meublé par trois panels. 

Le premier portait sur l’effectivité ou l’inaffectivité  de l’accès à la justice pour les survivantes des  VBG en Cotre d’ivoire ; défis et enjeux  de l’accompagnement juridique et judiciaire des survivantes.

La mise en œuvre de l’appareil judiciaire pour le respect et la protection des droits des filles et de femmes a été l’objet du second panel. Suivi du mécanisme de collaboration et coopération des OSC efficace pour la prise en charge hostilique des survivantes de VBG.

Augustin Tapé, journaliste sensible au Genre et aux Droits humains

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