11 février 2023, 11 février 2024, cela fait un an qu’existe le « Centre Kaba Yaya Fanta » en hommage à la secrétaire exécutive de l’Observatoire national de l’équité et du genre pour son engagement et sa lutte pour les droits des femmes et des jeunes filles en Côte d’Ivoire. Ce centre communautaire de transit et d’hébergement des survivantes de Violences Basées sur le Genre (VBG) est situé dans la région de l’Agneby Tiassa, notamment dans le département d’Agboville.
Ce centre est la réalisation d’un long rêve caressé par l’ONG ivoirienne Femme en action présidée par IRAD Gbazalé qui veut faire prendre conscience de l’urgence de la situation des VBG, en réponse aux maux des victimes.
Il se situe dans AGIR Femmes du programme d’ONG Femme en Action, spécialisée en écoute, le référencement et suivi psychologique des femmes, filles et enfants survivants des types de VBG.
En un an d’exercice, ledit centre a atteint son objectif d’assurer à ses pensionnaires, un encadrement moral et psychologique avec des encadreuses spécialisées, des soins de santé, une mise à niveau scolaire ou une formation à un métier avant leur retour dans leurs familles ou à une nouvelle vie, selon Nadège kouadio, coordonnatrice du « Centre Kaba Yaya Fanta ».
106 personnes victimes de VBG ont pu bénéficier d’écoute et d’assistance, à en croire Nadège kouadio. Et sur ce nombre, seulement 36 personnes ont été effectivement hébergées.
Comme formes de violences enregistrées, il y a des cas de viol, de violences conjugales, violence domestique, de dénis de ressources, violences verbales et la maltraitance psychologique.

Cette initiative est menée en collaboration avec l’observation Nationale de l’Équité et du Genre (ONEG), dans le cadre du projet » Féministe en Action avec l’appui d’Equipop , l’Agence Française de Développement (AFD) et Bien d’autres partenaires. Notamment, l’Institute for Human Rights and Development in Africa (IHRDA), Speak up Africa, qui accompagnent l’ONG Femme en Action.
Cette ONG saisie l’occasion pour lancer un appel à soutien pour être plus efficace.
« Nous avons besoin davantage d’appui pour prendre en charge un plus grand nombre de survivantes de VBG », a plaidé Nadège kouadio, coordonnatrice du « Centre Kaba Yaya Fanta » qui a invité les personnes victimes de VBG de toutes les localités du pays à fréquenter ledit centre et surtout à joindre les responsables au 05 44 60 92 13 ou au numéro gratuit du Ministre de la Femme 1306 en cas de violences.
Correspondance particulière d’Augustin Tapé de retour d’Agboville.
