La première édition du Festival des arts et de la culture de Kong et de sa diaspora, baptisé « Tomoh Do’n Festival de Kong », s’est tenue du 15 au 17 mai 2025 à Kafolo et à Kong, dans l’extrême nord-est de la Côte d’Ivoire.
Chants, danses, défilés de troupes traditionnelles, caravane, panels, concert géant, concours culinaires, exposition-vente, visites touristiques… Tout a été mis en œuvre par le Commissariat Général de Tomoh Do’n Festival dirigé par Bamoussa Ouattara, 1er adjoint au Maire de la commune de Kong, pour permettre aux populations et aux visiteurs de découvrir la richesse culturelle et le patrimoine historique de la cité de Kong.

En présence du Ministre de la Communication Amadou Coulibaly, Parrain de l’événement, des élus et cadres de la région du Tchologo et d’autres régions de la Côte d’Ivoire, d’une délégation du Maroc (pays invité de la 1ère édition), de la chefferie traditionnelle du Tchologo, du Bafing et d’autres régions, d’un public impressionnant, les lampions se sont éteints sur la première édition du Tomoh Do’n Festival de Kong, le 17 mai 2025 à la Place publique de Kong.
À cette occasion, Abdrahamane Tiémoko Berté, Maire de la commune de Kong et Président de l’événement, s’est réjoui de la tenue de « ce festival qui marque la renaissance de l’ancien empire de Kong ». « Notre ambition est de faire de Kong, la plaque tournante du tourisme ivoirien », a ajouté M. Berté, qui a indiqué par ailleurs que bien plus qu’un simple événement, il s’agit de la célébration de la mémoire de Kong, de son art, ses traditions, de même que la fraternité, la cohésion sociale et l’ouverture sur le monde. « Kong est de retour, Kong renait de ses cendres, tout en se projetant pour un développement durable », a-t-il conclu, avec une note d’espoir.
Pour sa part, Amadou Coulibaly, Ministre de la Communication, s’est félicité de son choix comme parrain de l’événement, en raison des liens historiques et étroits entre Kong et Korhogo dont il est originaire et dont il est un des dépositaires traditionnels, à travers la famille Péléforo Gbon Coulibaly, patriarche de la cité du Poro. « Korhogo est parti de Kong avec l’ancêtre Soro Nanguin. Les oracles ont prédit que Kong serait détruit et renaitrait cent ans après…Kong peut et doit renaître culturellement pour faire briller cet empire qu’il a été. Que les prochaines éditions mettent un accent particulier sur les alliances, les liens séculaires et ancestraux qui ont fait la force de l’empire de Kong, notamment entre les descendants des patriarches Soro Nanguin et Sékou Ouattara », a-t-il relevé.

Auparavant, Bamoussa Ouattara, Commissaire Général de Tomoh Do’n Festival, s’est dit heureux que la prophétie de la destruction et de la renaissance de Kong, faite par les oracles, soit en cours de réalisation aujourd’hui, « grâce à un de ses fils illustres, le président Alassane Ouattara ». « Kong a changé, brille de mille feux et renaît », s’est-il félicité. Face au risque de la perte des valeurs culturelles ancestrales, Bamoussa Ouattara invite à une prise de conscience collective et une union sacrée pour faire de ce festival un grand rendez-vous culturel.
« Kong, carrefour culturel et patrimoine culturel vivant : une invitation au voyage ancestral et moderne », tel est le thème qui a mobilisé, trois jours durant, les participants à la première édition du Tomoh Do’n Festival de Kong.
Hervé Gobou
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